Fontaine-les-Vervins

Eglise saint-Martin. La nef date du XIIème. Un clocher-donjon de grès a été érigé au XVIème. Deux tourelles de briques en encorbellement, sont situées en façade sur le clocher-donjon. Melleville, en 1877, les décrit comme ayant été «ajoutées après la construction du donjon, comme le prouve le raccordement en briques pénétrant dans la masse de grès du donjon».  Les murs, à la base du donjon, ont une épaisseur de un mètre quarante cinq. Au premier étage, une chambre, qui fut voûtée, mesure quatre mètres soixante dix de côté. Une ouverture donnait sur la nef de l’église, ouverture qui fut rebouchée par la suite. En face, une ouverture, de un mètre quatre vingt de haut, également murée, s’ouvrait, à hauteur d’appui, sur le mâchicoulis qui se trouvait en façade. Des meurtrières s’ouvraient de part et d’autre sud-est du choeur, et repose sur des contreforts de briques placés à l’angle du choeur. La base de la tour ronde, d’un diamètre imposant, est constituée de pierres calcaires taillées, finie par des pierres taillées en forme de doucine, ce qui permet un léger rétrécissement du diamètre de la tour. Un rang de pierres ceinture la tour à hauteur de l’étage, et permet à nouveau un rétrécissement du diamètre de la tour. Des meurtrières sont toujours visibles. Elles sont situées à hauteur d’homme, et leur disposition montre que le choeur participait à la défense des occupants de l’église. Quatre d’entre elles ont été dégagées il y a quelques temps, et montrent leur utilité pour la défense de l’ensemble.

Le donjon servit donc de refuge aux habitants de Fontaine, bien avant l’adjonction des tourelles.  Détail de construction : la guérite du mâchicoulis, les ébrasements des meurtrières, sont surmontés d’un linteau  d’une seule pierre, et les pieds-droits sur lesquels reposent ces linteaux sont constitués de briques disposées progressivement en saillie. Il s’agit là d’une technique de construction antérieure à la pratique du «plein-cintre» pour la construction des ouvertures pratiquées dans les murs. Des  meurtrières, des mâchicoulis, sont encore visibles dans la partie supérieure du donjon. A l’intérieur, une pierre gravée porte la date de 1633.